Des pratiques d’engagement en transformation : enjeux pour l’avenir de l’éducation populaire


Le soixantième anniversaire de l’INJEP est l’occasion de revenir sur les pratiques qui mettent en jeu quotidiennement un certain nombre de principes structurant l’éducation populaire dans la diversité de ses expressions institutionnelle, associative et militante.

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Contexte de l’étude

L’objectif de ce document de travail est de contribuer à faire émerger une réflexion ouverte dans ce domaine, qui s’appuie sur la restitution d’expérimentations et d’actions de terrain invitant à pratiquer au quotidien des objectifs d’émancipation, de collaboration et de partage des savoirs, qui sont au cœur de l’histoire de l’éducation populaire, et probablement de son avenir. Pour autant, dans la perspective des Rencontres 2013 de l’INJEP, il s’agit moins d’un rapport que d’un document préparatoire de travail qui, à ce titre, ne prétend pas à l’exhaustivité.

Comité de pilotage

Le comité de pilotage qui a accompagné la préparation de ce document et des Rencontres 2013 de l’Observatoire de la jeunesse de l’INJEP était composé de : Jean-Claude Richez, Francine Labadie, Régis Cortesero, Pierre-Jean Andrieu, Nathalie Boucher-Petrovich, Francis Lebon, Frédéric Chateigner, Édith Le Gourrier.

Méthodologie

Ce document de travail a été établi sur la base d’un repérage d’initiatives de terrain effectué sur Internet, et prolongé d’une série d’entretiens avec des responsables de certaines de ces initiatives. Il met en forme des informations glanées sur les activités de certaines structures, en les mettant en relation avec des problématiques plus générales sur les transformations du rapport au savoir, à l’engagement et à l’émancipation individuelle et collective. Résumé Les questions ouvertes par les transformations du rapport au savoir, au travail et à la participation politique interrogent l’éducation populaire à plusieurs niveaux. Elles exposent, par touches successives, l’importance prise par l’objectif de réalisation de soi dans le développement des activités collectives de promotion des savoirs et des solidarités. Loin de l’image d’une spontanéité incohérente, l’émergence et la transformation contemporaine de l’engagement font de l’acteur le centre du dispositif, du réseau le cadre de la construction des savoirs et des solidarités, et du partage le moteur d’un enrichissement mutuel à vocation collective. Produire et promouvoir des alternatives œuvrant à l’émancipation de chacun est un horizon partagé. Ce faisant, le collectif est valorisé en tant que ressource, en tant que le lieu de formation, de circulation, d’impulsion. La volonté de sortir d’une logique de label pose de manière percutante la question de la reconnaissance du « faire soi-même au contact des autres » comme entreprise de dégagement des tutelles.