Éducation populaire : le tournant des années 70


Mai 68 fut un moment d’effervescence pour les associations d’éducation populaire. Rien ne sera plus comme avant, en particulier dans les rapports entre les associations. Quant à leurs relations avec l’État, elles ne paraissent guère évoluer. Pourtant les politiques publiques, nationales et locales, vont prendre leur distance vis-à-vis d’un projet inspiré de l’éducation populaire. Au tournant des années 70, le socioculturel détrône pour un temps l’éducation populaire.

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Au même moment, les politiques locales s’affirment. Sous la bannière de l’animation globale, des municipalités se confrontent aux associations en matière de loisirs. Le modèle unique d’équipement pour les jeunes est progressivement abandonné, et les pouvoirs publics locaux et nationaux diversifient leurs interlocuteurs. Les MJC perdent de leur prestige, les associations rurales se trouvent plutôt consolidées.

Favorisée par la loi de 1971, la professionnalisation des animateurs est en marche. Elle s’accompagne de diplômes que l’État ne tarde pas à mettre en œuvre. Cette professionnalisation consacre l’institutionnalisation des associations d’éducation populaire. C’est sans doute le fait le plus marquant de ces années.

Ont collaboré à cet ouvrage, sous la direction de Geneviève Poujol, J.-P. Augustin, R. Beaunez, M. Borrel, J.-F. Chosson, P. Laneyrie, J.-M. Mignon, M.-A. Rauch, B. Roudet, J. Scheer, F.Tétard.

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Dix auteurs se penchent sur une période charnière, sous la direction de Geneviève Poujol, chercheur au Laboratoire de sociologie du changement des institutions (CNRS). Cet ouvrage constitue le dernier volume de l'histoire de l'éducation populaire, entamée voilà vingt ans dans le cadre des Cahiers de l'animation. Il apporte aux acteurs, militants et décideurs des clés pour analyser la situation actuelle et intervenir dans le débat qui anime aujourd'hui l'éducation populaire.