Le service volontaire européen : une étape dans le parcours de vie des jeunes ?

Une enquête en région Centre


Le SVE existe depuis quinze ans. Ouvert à tous les jeunes âgés de 18 à 30 ans, et même à partir de 16 ans pour les jeunes ayant moins d’opportunité (JAMO), il leur permet de partir dans un pays membre de l’Union européenne (UE) ou partenaire, pour exercer une mission d’intérêt général. Celleci peut durer entre deux semaines et demi et deux mois pour les mineurs, et de deux à douze mois pour les majeurs. Nourris, logés, les jeunes bénéficient par ailleurs d’une protection sociale, d’une indemnité mensuelle, de formations, d’un apprentissage linguistique et d’un tutorat. Les auteurs mettent ici en avant les motivations à l’engagement des jeunes, les apports de l’expérience et ses effets dans leur parcours tant professionnel que personnel. L’accompagnement sur place, la préparation en amont, pendant et après le SVE, la définition des attentes des jeunes, leur mission, leurs ressentis sont alors autant de points abordés.

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Contexte de l’étude
2011 a été déclarée « année européenne du bénévolat et du volontariat ». Action phare du programme européen Jeunesse en action (PEJA), le service volontaire européen (SVE) vise à promouvoir auprès des jeunes de l’Union, la mobilité, la citoyenneté européenne active, la solidarité, l’apprentissage non formel et le dialogue interculturel. Sensibles aux effets que peut avoir un tel dispositif sur les parcours de vie des jeunes, l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) et la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) du Centre s’interrogent sur l’étape que peut représenter le SVE, notamment dans leurs trajectoires personnelles et professionnelles.

Méthodologie
Cette étude repose sur une approche exclusivement qualitative et compréhensive. Dans un premier temps, trois structures d’envoi de la région Centre ont été rencontrées. Parce qu’elles ont des approches différentes et un nombre d’envois de volontaires variable, leur rencontre a permis d’avoir une vision globale des actions menées dans le cadre du SVE. Puis, la démarche a consisté en la réalisation d’entretiens individuels, semi-directifs, auprès d’anciens volontaires. La sélection de dix d’entre eux s’est faite de façon à diversifier, autant que possible, le profil des jeunes selon le sexe, le niveau de diplôme, la destination, la durée de la mission, le temps écoulé depuis le retour de SVE, la situation actuelle.

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Christelle Robiteau et Stéphanie Silvestre sont les cofondatrices et directrices d’études du Cabinet d’études sociodémographiques (CESOD).