Accueils collectifs de mineurs (colonies et centres de vacances, centres aérés et de loisirs, scoutisme…) – 2020/2021

L’INJEP produit chaque année des statistiques sur l’activité des accueils collectifs de mineurs, qu’il s’agisse de séjours avec hébergement (colonies et séjours de vacances notamment) ou d’accueils de loisirs périscolaires ou extrascolaires. Ces statistiques détaillent en particulier le nombre d’accueils, les effectifs d’enfants accueillis, et la destination, le type et la durée des séjours avec hébergement. Ces données permettent également de suivre le déploiement du dispositif « Colo apprenantes » mis en place à compter de l’été 2020. Elles s’appuient sur une base de donnée réglementaire de la Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA), qui contrôle les accueils des mineurs.

Une reprise de l’activité des accueils collectifs de mineurs en 2020-2021, après la baisse historique liée à la crise sanitaire enregistrée en 2019-2020

Données nationales, régionales et départementales de 2009-2010 à 2020-2021

Les accueils collectifs de mineurs regroupent les séjours avec hébergement en centres ou en colonies de vacances, les accueils sans hébergement en centres de loisirs ou en centres aérés, et les accueils de scoutisme.

L’année scolaire 2020-2021 connaît un net rebond de l’activité des accueils collectifs de mineurs avec hébergement, après la chute de plus de la moitié du nombre de mineurs accueillis en 2019-2020. Le nombre d’accueils collectifs de mineurs avec hébergement a ainsi progressé d’un tiers en un an pour s’établir à 32 900 en 2020-2021 contre 24 400 en 2019-2020. Le nombre de départs de mineurs au sein de ces accueils a lui aussi progressé d’un tiers pour s’établir à 900 000 contre 670 000 l’année précédente.

Cependant, l’activité des accueils collectifs de mineurs avec hébergement n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant la crise sanitaire, demeurant inférieure de plus d’un tiers à 2018-2019 (graphique 1).


La reprise de l’activité n’est pas uniforme et ne concerne pas par exemple les séjours à l’étranger, qui ont continué à diminuer fortement pour la deuxième année consécutive : en 2020-2021, seuls 600 séjours ont été enregistrés à l’étranger pour 15 500 départs de mineurs, contre 1 550 séjours et 37 500 départs de mineurs en 2019-2020. Avant la crise, en 2018-2019, 6 900 séjours et 168 000 départs de mineurs avaient eu lieu.

La fréquentation des accueils collectifs de mineurs avec hébergement a connu une évolution différente selon la période de congés scolaires considérée : si l’activité au cours de la période des congés de la Toussaint 2020 a été épargnée par les effets de la crise sanitaire, ce n’est pas le cas pour celle des périodes de congés de Noël 2020, d’hiver 2021 et de printemps 2021 qui ont été largement affectées. Au cours des congés d’été 2021, l’activité des accueils collectifs de mineurs avec hébergement s’est en revanche largement redressée, avec une progression de 90 % du nombre de séjours comme des effectifs de départs de mineurs. Néanmoins, avec 30 000 séjours et 821 000 départs de mineurs au cours de l’été 2021, l’activité des accueils collectifs de mineurs avec hébergement est restée inférieure de l’ordre de 25 % au niveau observé à l’été 2019.

Dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire, les services de l’État ont mis en place à l’été 2020 le dispositif « Colos apprenantes » qui s’inscrivait dans le plan « Vacances apprenantes ». Ce dispositif a été reconduit en 2021, permettant à la fois le départ d’enfants issus notamment des Quartiers Prioritaires de la Ville, des Zones de Revitalisation Rurale ou encore de l’Aide Sociale à l’Enfance et le soutien à un secteur économique grandement affecté par la crise sanitaire.

La reprise d’activité a concerné aussi les accueils collectifs de mineurs sans hébergement (centres de loisirs, centres aérés…), notamment durant la période estivale. En juillet 2021, 1 150 000 places ont été déclarées, contre 990 000 en juillet 2020, tandis que 765 000 places ont été déclarées en août 2021, contre 680 000 en août 2020. Les places ouvertes en juillet 2021 restent cependant inférieures de 65 000 à celles enregistrées en juillet 2019, tandis qu’elles sont revenues en août 2021 au niveau d’avant crise.

A contrario, du fait d’un nouveau confinement, l’activité des accueils sans hébergement a été perturbée lors des congés scolaires de printemps 2021.

Globalement, l’activité des accueils de loisirs et des accueils de jeunes reste stable en extrascolaire et se stabilise en périscolaire depuis l’assouplissement de la réforme des rythmes éducatifs intervenue à partir de la rentrée 2017. Sur l’année scolaire 2020-2021, le nombre de communes déclarant un accueil extrascolaire ou périscolaire se situe dorénavant autour de 11 700, pour 32 000 lieux d’accueil et un nombre de places pouvant atteindre 1,8 million en périscolaire le soir après la classe et 1,1 million en extrascolaire au cours du mois de juillet.

Enfin, les accueils de scoutisme ont retrouvé leur dynamisme d’avant crise, après le tassement observé au cours de l’année scolaire 2019-2020 : plus de 139 000 places ouvertes ont été déclarées au cours de l’année 2020-2021, soit 5 000 de plus qu’au cours des deux années scolaires précédentes. Entre 2009-2010 et 2020-2021, le nombre de places en accueil de scoutisme a progressé de 36 000, soit une hausse annuelle moyenne de 2,7 % sur la période d’observation (graphique 3).