L’INJEP partenaire d’une étude d’impact des sports urbains

 

L’INJEP participe à une étude d’impact des sports urbains sur les territoires. Ces pratiques se développent notamment dans les quartiers populaires où les habitants disposent de faibles revenus et dont les équipements manquent ou sont inadaptés. Objectif : mieux connaître et comprendre ces pratiques et nourrir l’action publique.

 

L’INJEP est partenaire d’une étude d’impact des sports urbains sur les territoires français et notamment les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Ces travaux sont pilotés par l’association Humanitaria et le collectif national des pratiques et sports urbains (collectif Freesyle) avec également le soutien des ministères chargés des sports et de la ville, via l’Agence nationale de la cohésion des territoires, et de l’Institut régional du développement du sport (IRDS).

Un florilège de pratiques ancrées et originales

Foot freestyle, basket de rue, basket freestyle, danse hip-hop, breakdance, danse afro, double dutch, BMX freestyle, skate, roller freestyle, Streetworkout, tricks, parkour, art du déplacement… autant de pratiques originales qui ne sont pas sans effets sur les territoires, sur les manières de se les approprier et les modes de vie. Mieux connaître les sports urbains et les besoins des pratiquants constitue donc un enjeu de politique publique qui engage l’éducation, l’insertion et le vivre ensemble.

Les pratiques sportives urbaines présentent en effet de fortes potentialités sociales et éducatives notamment auprès des plus jeunes, telles que la découverte de l’autonomie, l’acquisition de compétences sociales et la capacité de négociation. Ces sports ont aussi un effet positif sur la mixité notamment dans la constitution d’équipes intégrant à la fois des femmes, des hommes et des personnes en situation de handicap.

Comprendre les effets, dresser un panorama national des pratiques

L’étude en cours ne vise pas seulement à comprendre les effets, mais à dresser un panorama national de ces pratiques. Elle ambitionne de mieux connaître la nature et la diversité des actions menées par les structures proposant des sports urbains en lien avec la politique de la ville. Elle entend comprendre quels sont les publics impactés, et enfin émettre des préconisations pour renforcer la place de ces collectifs dans l’écosystème de la politique de la ville et du sport.

La participation de l’INJEP à ces travaux date de sa rencontre avec l’association Humanitaria et le collectif Freestyle lors de la préparation de la grande Enquête sur les pratiques sportives des Français (ENPPS 2020). Ces acteurs ont par la suite sollicité l’INJEP pour intégrer le comité de pilotage de cette nouvelle étude afin qu’il apporte son expertise méthodologique (protocole d’enquête, contenu du questionnaire…) et participe au suivi de la collecte des données ainsi qu’à l’élaboration des supports d’information.

Les structures encadrantes de ces sports sont interrogées à travers un questionnaire en ligne. Objectif : faciliter la mutualisation des savoir-faire de chaque acteur et l’analyse de la diversité des actions déjà mises en place par tous les membres du réseau de collectifs de sports urbains qui prennent en compte les habitants des QPV. Une étude sera également menée auprès des pratiquants usagers de ces structures. L’occasion de mettre en évidence la notoriété de ces pratiques et leur impact sur les trajectoires des membres de ces collectifs.