Évaluation nationale des cités éducatives

Premiers enseignements sur l’appropriation du programme en matière de continuité éducative, d’orientation-insertion et de place des familles


L’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) a été mandaté par l’Agence nationale de cohésion des territoires (ANCT) pour piloter l’évaluation nationale des cités éducatives. Mises en place depuis 2019 dans certains quartiers prioritaires de la politique de la ville, celles-ci reposent sur le renforcement d’une communauté éducative comprenant les professionnels de l’éducation, les parents, les services de l’État, les collectivités et les associations. Au début de l’année 2022, on dénombrait 200 cités éducatives.

L’évaluation pilotée par l’INJEP porte sur les 80 premières cités éducatives labellisées. Elle s’étend de juillet 2021 à juin 2023 et s’articule autour de trois thématiques centrales du programme : la mise en oeuvre et les effets de la continuité éducative sur le parcours des enfants et des jeunes ; les parcours d’orientation, d’insertion et de formation pour les 11-25 ans ; les effets de la cité sur la place des familles dans les coopérations éducatives. Trois cabinets d’études ont été sélectionnés afin de mener à bien cette évaluation : le cabinet JEUDEVI, le cabinet Pluricité et l’Agence Phare. Chacun a mené l’enquête sur l’une des trois thématiques auprès de cinq cités volontaires labellisées en 2019 (quinze cités en tout) et s’est appuyé sur des méthodes d’évaluation qualitatives.

Cette note fait la synthèse des analyses issues des rapports intermédiaires réalisés par les équipes d’évaluateurs et vise à leur donner une portée plus générale en consolidant leurs principaux enseignements. En se concentrant sur les thématiques ciblées, elle interroge les différents niveaux d’appropriation de la stratégie nationale par les acteurs institutionnels et opérationnels ainsi que leur potentielle traduction en nouvelles méthodes de travail, actions et partenariats. Elle permet également d’identifier les facteurs qui freinent ou facilitent le déploiement de ce programme dont la mise en oeuvre, il faut le rappeler, a été retardée du fait de la crise sanitaire.