PROGRAMME


La récente visibilité de la parole des victimes de violences subies dans le cadre familial dans les médias et sur les réseaux sociaux ont mis en évidence leur ampleur. A l’heure où les initiatives afin de venir en aide aux victimes et sensibiliser les acteurs professionnels se multiplient, l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) proposait le jeudi 6 mai en partenariat avec l’Institut national d’études démographiques (INED) une web-conférence consacrée aux violences qui se déroulent dans le cadre familial pour mieux comprendre le phénomène et appréhender ces situations de violences dans leur complexité.

Les études et supports de présentation utilisés par les différents intervenants sont disponibles ci-dessous.

 

Si la famille reste principalement perçue comme une sphère de protection, cet espace de vie n’est pourtant pas exempt de violences y compris en direction des enfants et des adolescents et adolescentes, qu’elles soient psychologiques, physiques et/ou sexuelles. Violences intrafamiliales : de quoi parle-t-on exactement ? Qui en sont les auteurs / autrices, et qui en sont les victimes ? Que peut-on dire de ces violences subies dans le cadre familial pendant l’enfance ou l’adolescence au moment du passage à l’âge adulte ? Autant de questions auxquelles des chercheurs en sciences sociales, spécialistes du sujet, sont venus apporter des réponses lors de ce temps d’échanges où ont été présentés leurs travaux qui viennent d’être publiés.

 

Un éclairage doublement situé : la France hexagonale, et le cas de la Polynésie française

 

La définition de la famille est située, qu’en est-il de la définition des violences dans le cadre familial ? Se pose-t-elle de la même manière partout ? Pour y répondre, deux enquêtes ont été présentées et discutées lors de cette web-conférence : les résultats spécifiques de l’enquête VIRAGE (Violences et rapports de genre, INED) sur les violences commises par l’entourage familial dans le contexte de la France hexagonale, et l’enquête originale permettant d’éclairer le contexte polynésien, territoire français le plus affecté par les violences intrafamiliales, et qui vient largement combler le manque de connaissances sur ce territoire et ses spécificités.

Ainsi, à partir de méthodologies d’enquêtes spécifiques, Amélie Charruault, démographe, est revenue sur l’empreinte des violences sur l’entrée dans la vie adulte des jeunes (INJEP Notes et Rapports « L’empreinte des violences familiales sur l’entrée dans la vie adulte des jeunes »). Loïs Bastide, sociologue, a présenté quant à lui, le continuum des violences, protéiformes, qui se déroulent dans le cadre familial à partir d’une enquête sociologique empirique sur les violences familiales en Polynésie française (INJEP Notes & Rapports « Entrer, vivre et sortir de la violence »).

Ces résultats de recherche ont été mis en perspective et en discussion par Alice Debauche, sociologue, spécialiste des questions de violences sexuelles, et Isabelle Lacroix, sociologue, spécialiste des enjeux de passage à l’âge adulte pour les jeunes en situation de vulnérabilité.

 

A consulter :

Le support de présentation d’Amélie Charruault sur l’empreinte des violences familiales sur l’entrée dans la vie adulte des jeunes.

Le support de présentation de Loïs Bastide sur les violences familiales en Polynésie française « Définir, mesurer, contextualiser ».

 

INTERVENANTES ET INTERVENANTS

 

  • Amélie Charruault, Doctorante en démographie au CRIDUP à l’INED

 

  • Loïs Bastide, Maître de conférence à l’Université de la Polynésie Française, Chercheur associé à la Maison des Sciences de l’Homme du Pacifique et à l’IRS de l’Université de Genève

 

  • Alice Debauche, Maîtresse de conférence en sociologie à l’université de Strasbourg, codirectrice de l’ouvrage « Violence et rapports de genre » (INED)

 

  • Isabelle Lacroix, Sociologue, spécialiste des enjeux de passage à l’âge adulte pour les jeunes en situation de vulnérabilité, Membre de l’équipe ELAP (étude sur l’accès à l’autonomie des jeunes placés), Laboratoire Printemps-UVSQ/INED

 

Animation de la conférence : Yaëlle Amsellem-Mainguy, chargée d’études et de recherche, INJEP

 

Un événement organisé en partenariat avec :